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On reste encore éloigné aujourd’hui de la culture anime/manga avec un petit billet (un deuxième suivra) sur le roi des fast FPS, complètement increvable, auquel on peut désormais ajouter sa nouvelle monture gratuite : www.quakelive.com. J’avais toujours eu dans l’idée d’ouvrir ma vidéothèque Quake 3 et de présenter les meilleurs vidéos tout jeu confondu. Car il n’y a pas à tergiverser, les moviemakers qui s’appliquent sur Quake 3 sont sans doute les meilleurs au monde. Ajoutez à ça des joueurs d’un niveau inimaginable ainsi qu’un des mods les plus sublimes existant (le Defrag) et vous obtenez des perles inratables. Les liens streaming sont toujours choisis parmi ceux ayant la meilleure qualité (et pour télécharger des versions HD – ce que je ne peux que vous engager à faire si vous avez une connection décente – rendez-vous ici : www.own-age.com). En piste donc pour un tour d’horizon de vidéos de frags sélectionnées par mes soins.

Créateur : zy0tic (han-sai production)

Durée : 6 min. 38 sec.

Résolution : 1280×720

Une vidéo dédiée aux joueurs slovaques de Quake 3. Beaucoup de air rocket avec quelques coups de rail bien sentis. L’éditing est très simple se focalisant sur l’action pure et les musiques suivent plutôt bien. Bref, une bonne vidéo (mais c’est le cas de toutes celles présentées ici).

Créateur : MusoraniNN

Durée : 4 min. 18 sec.

Résolution : 1280×720

En voici une très courte sur un joueur : des beaux frags au plasma et un joli mix entre un editing travaillé et un quakeur skillé. On regrettera juste les passages où le son du jeu a été coupé. Le bruit des rockets fusant vers leur destination faisant en effet pleinement partie d’une vidéo de quake.

Créateur : fei, Robo-K1ll (shaolin productions)

Durée : 19 min. 15 sec.

Résolution : 720×576 (des versions HD existent aussi)

Le must tout simplement. Plus de 60 joueurs différents, 13 mois de travail et on obtient cette incontournable vidéo. Du triple rail, des air rocket absolument dantesques à des distances hallucinantes. Ajoutez au tout un editing au poil, des musiques en synchronisation parfaite avec ce qu’il se passe à l’écran et vous obtenez sans conteste la meilleure vidéo de frags existant. Shaolin productions c’est une institution dans le milieu, un groupe de moviemakers de talent qu’on retrouvera beaucoup sur du Defrag. Petit bonus avec la finale de l’ESWC 2005 !

Créateur : Termi (han-sai production)

Durée : 5 min. 28 sec.

Résolution : 1280×720

Les exploits du clan wicked Hackers sur rocket arena 3. Du tout bon ici, une team de gars skillés et un bon boulot sur la réalisation et les effets : on a du mal à croire que Quake 3 a maintenant plus de dix ans.

Créateur : Voltran

Durée : 11 min. 44 sec.

Résolution : 720×540

Une vidéo très rapide puisque c’est du CPM. C’est souvent impressionnant. À noter un petit passage sympa avec une musique marrante sur la vie d’un joueur de quake. Puis y’a du All That Remains. J’aime.

Créateur : ahxnxa

Durée : 6 min. 26 sec.

Résolution : 720×576

Celle-ci est tout à fait incroyable : elle nous présente des frags monstrueux sous le couvert d’une vidéo qui ne se prend absolument pas au sérieux. C’est en fait une parodie d’AnnihilatioN, une ancienne vidéo. On a donc des musiques délirantes, des blagues pas drôles de pgm et consort. C’est donc à voir.

Créateur : subz`

Durée : 9 min. 19 sec.

Résolution : 1280×720

Proche de l’action, voici une vidéo dynamique qui contient quelques effets graphiques évolués. On y trouve deux ou trois séquences de talent au quad domage ainsi qu’un superbe frag au BFG.

Créateur : entik

Durée : 9 min. 41 sec.

Résolution : 1280×800

Du Rage Against The Machine dans cette vidéo. Là encore c’est joué avec la physique du CPM et ça va plutôt vite. Toutes les caractéristiques requises pour passer un bon moment sont présentes : bons frags, musique qui va bien, un editing discret mais efficace.

Créateur : reen

Durée : 7 min.

Résolution : 1280×720

Reen présente reen en action. Très bonne vidéo avec de beaux effets sur les armes. C’est à ne pas manquer.

Créateur : sk!a

Durée : 10 min. 13 sec.

Résolution : 1024×768

De très beaux frags dans celle-ci malgré une absence totale d’editing. On a l’impression de regarder des démos avec une musique qui tourne par-dessus. Néanmoins le niveau des actions rattrape plutôt bien le tout.

S’il n’y en avait qu’une seule à retenir j’opterais bien entendu pour Get Quaked 3 qui m’aura fait vibrer plus d’une fois. Dans le prochain article je m’occuperais principalement des vidéos de Defrag avant de revenir bientôt (et je l’espère avec quelque chose de conséquent) sur l’animation japonaise.

Think twice

Ce dont parle Fabrice Colin ici j’ai pu l’expérimenter à plusieurs reprises durant les dernières semaines passées. Le glissement est subtil : celui du passage quasiment imperceptible d’une potentialité à une autre. Un peu comme le magnifique glissement qu’on trouve dans la nouvelle de Greg Egan « En apprenant à être moi » (in Axiomatique).

À l’instant je viens de terminer Les Trois reliques d’Orvil Fisher de Thierry Di Rollo, un auteur pour lequel j’avais une grande estime il y a quelques années après avoir lu La lumière des morts, La profondeur des tombes et son recueil de nouvelles Cendres (parut par l’entremise du petit site d’ActuSF). Un écrivain de SF français désespérée – dans l’écriture en tout cas – qui avait réussi le tour de force de me mettre mal à l’aise à la lecture de ses écrits. Seulement voilà, le périple de mister Fisher ne m’a pas convaincu.

Pourtant le tout s’engageait sous de beaux hospices : les premières scènes à Lucité, ville-ruine, où la crasse et l’eau croupie luttent de concert avec la pollution contre les hommes, sont finement dépeintes. Les changements de personnages (donc de courtes histoires de vie) s’enchaînent au rythme des balles du sniper qui déciment un à un les habitants d’un building. Et c’est là qu’on découvre Orvil, lui qui perd ces grands-parents sans rien y comprendre plus un bras par la même occasion. Mais Orvil on l’aura pas comme ça, oh non. Il va le chercher ce bâtard qui a buté sa famille. Il va même y passer un putain de nombre d’années avec son nouveau bras nano et quelques animaux. En cela les habitués de l’auteur retrouveront facilement leur marque : les bêtes sauvages chez Di Rollo accompagnent toujours l’homme dans sa chute. Parfois en l’y poussant un peu, parfois comme simples compagnons de voyage. La suite du roman est plutôt floue, elle manque de profondeur la plupart du temps. Di Rollo se complait quelque peu dans ce style qui l’a fait connaître : c’est bref, concis, sans espoir et en général ça crève la bouche ouverte (mais en silence) sans que personne n’en ait vraiment grand chose à foutre. Très similaire à ce qu’il a fait avant donc. Il faut aimer. Et d’habitude, moi, j’aime.

Malheureusement, Di Rollo ça n’est plus aussi désespérant qu’avant. Peut-être parce que j’ai changé, peut-être parce que le style, la tentative de dépeindre un monde mort, anhumain, manque d’approfondissement. Sans doute aussi parce que Di Rollo se répète un peu trop d’un bouquin à l’autre et qu’une fois passé la première claque on est déjà rôdé pour tout ce qui va suivre. On soulève les bâches et c’est toujours le même mobilier, identique, qu’on retrouve chaque fois dans le même état. Et puis c’est trop court.

Les Trois reliques d’Orvil Fisher n’a ainsi rien de transcendant et nous fait passer un bon moment avec peine. On relira donc La profondeur des tombes, livre bien plus sombre et plus efficace dans le même genre.

Des mois ont passé depuis que j’ai demandé à ne référencer que les catégories Anime et Manga de mon blog. D’autres mois ont aussi défilé alors que j’avais donné une nouvelle orientation à ce que je faisais de ce lieu qui est mien sur le web. En somme, c’était parler d’autres choses que d’animation japonaise.

Aujourd’hui inaugure enfin ce mouvement avec in the Mood for Love (2000) du très grand cinéaste asiatique Wong Kar Wai. Le réalisateur revenait alors avec deux acteurs qu’il affectionne tout particulièrement : Tony Leung Chiu-wai (Nos années sauvages, Chungking Express, Happy Together, 2046, tous tournés avec Wong Kar Wai) qui a reçu le prix d’interprétation masculine à Cannes en 2000 pour le long métrage qui nous intéresse maintenant. Pourquoi Maggie Cheung Man-yuk (Nos années sauvages, Center Stage, Clean, 2046) n’a-t-elle rien eut ? C’est une question qui se pose… tant il est vrai que sa performance est parfaite et indissociable de celle de son homologue masculin. Elle recevra toutefois des récompenses méritées au Golden Horse Awards 2000 – festival tenu à Taiwan – ainsi qu’au Hong Kong Awards 2000. Le film recevra aussi le César du meilleur film étranger en 2001.

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À Hong Kong, en 1962, deux couples emménagent le même jour dans une petite pension. M. Chow (Tony Leung) et sa voisine de palier Mme Chan (Maggie Cheung) découvrent que leurs conjoints respectifs entretiennent une liaison. Choqués par cette découverte, les époux trompés se rapprochent l’un de l’autre et essayent de comprendre. Mais au fil de leurs rencontres, M. Chow sent changer ses sentiments envers sa confidente…

Le pitch de départ aurait pu paraître classique, voir usagé, c’est sans compter sur les immenses qualités d’esthètes du réalisateur et l’angle par lequel celui-ci développe et déroule l’histoire. In the Mood for Love n’est pas un énième film narrant les péripéties d’une liaison, qui plus est une liaison vouée à l’échec, mais la tentative de l’inclure toute entière dans une époque sans jamais perdre de vue le style de vie qui accompagnait cette période.

« La plus grand différence est que dans ce film, nous décrivons des personnages qui sont mariés. Dans Nos années sauvages, ils étaient célibataires. Les époques sont différentes. Dans les années 60, tout était caché, recouvert. Dans ce film, je ne raconte pas une histoire à propos d’une liaison, mais une certaine attitude dans une certaine période du passé dans l’histoire de Hong Kong. Et comment les gens ressentent ça […]. Tout me semblait plus intéressant à travers l’époque, et comment les gens considèrent ces liaisons au fil des ans. Ils gardent ça secret. C’est ce qui est primordial dans ce film. » Wong Kar Wai

Un très bref retour sur le contexte historique est en effet de mise. La République populaire de Chine naît le 1er Octobre 1949 alors que le parti communiste chinois s’impose militairement face au guomindang. S’en suive les déboires du régime telles qu’on les connait : les exécutions, l’envahissement du Tibet, le Grand Bond en avant lancé par Mao en 1958 qui provoque une famine importante. Dans ces conditions beaucoup de mandarins fuient pour Hong Kong qui est une des deux régions administratives spéciale de la République populaire de Chine. Cette région a aussi un important passé de colonie britannique. C’est pourquoi en vertu de la loi fondamentale de Hong Kong et de la déclaration commune sino-britannique, Hong Kong a un système légal et judiciaire distinct de celui de la Chine continentale. Si on trouve ici la promesse d’un lieu d’exil pour beaucoup de chinois c’est aussi et surtout dans la pratique le choc de deux cultures. Celle du nord qui parle mandarin (majoritaire en Chine) et le sud dont la langue principale est le cantonais. Dans le film la propriétaire de la pension ainsi que sa famille et ses voisins sont donc des mandarins arrivés à Hong Kong en 1949. Ce sont des gens particuliers au sens où ils vivent entre eux, ils ne se mêlent pas à la population cantonaise : ils ont leurs propres restaurants, leurs cinémas en mandarin, etc… C’est à l’intérieur de ce milieu que les deux couples principaux (bien que le vocable couple soit bringballé) louent chacun une chambre et se retrouvent voisins de palier.

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Au départ ce ne sont que rencontres timides et bavardages en bonne et due forme dans des espaces clos, parfois exigus. Chow et Chan se croisent dans une cage d’escalier, au détour d’un couloir, devant l’entrée d’un restaurant. La caméra semble faire du spectateur un témoin direct, presque voyeur, des scènes : il arrive parfois que Wong Kar Wai ne laisse qu’une porte entrebâillée par laquelle on distingue ce que verrait un curieux passant par là. Peu à peu le mari de Chan se retrouve de plus en plus souvent en voyage d’affaire, il en va de même pour la femme de Chow. La solitude et les soupçons vont les rapprocher, ce qui entrainera les commérages du voisinage. Rappelons que nous sommes en 1962, les choses doivent rester, comme précédemment dit cachées, sous peine de faire jaser. Une femme qui n’attend pas sagement le retour de son tendre époux est prétexte à un déversement de consternation de la part de l’entourage. Toujours à propos du thème de ce qui est caché : les rares fois où les époux « fautifs » (notez bien les guillemets) sont visibles ce n’est que partiellement. Entendez par là que jamais leur visage ne vous sera divulgué. Le réalisateur offre même quelques séquences dans lesquelles nous voyons les personnages principaux parler à leur conjoint qui est lui situé hors-champ, ne laissant qu’une voix comme signe distinctif possible. Ils sont les grands absents devant la caméra. C’est par ce manque que va s’instituer le rapprochement des protagonistes interprétés par Maggie Cheung et Tony Leung. L’absence pesante de l’autre est le déclencheur, l’instigateur du mouvement qui va parcourir le film.

Le mouvement, parlons-en ! Wong Kar Wai fait montre d’un raffinement sublime et d’une esthétique tellement belle et sensuelle dans sa façon de filmer. Preuve en est les scènes où l’on peut entendre le fameux thème musical Yumeji qui n’est d’ailleurs pas une création originale pour in the Mood for Love. Wong Kar Wai a en effet demandé l’autorisation au compositeur Shigeru Umebayashi d’utiliser ce thème qu’est Yumeji, tiré d’un film éponyme et réalisé par Seijun Suzuki en 1991. C’est une valse magnifique qui le devient encore plus par son utilisation obsédante lors de plan où la scène est ralentie : le ballet des corps dansant sur cette air devient alors celui des deux acteurs se croisant au détour d’une ruelle, dans la descente d’un escalier, ou lorsqu’ils se frôlent avec un sourire de fortune durant une partie de mah-jong. Cette musique et le ralenti qui lui est attaché se voit reprise plusieurs fois dans le film, c’est un enchantement qui fait mouche à chaque moment tant il laisse pantois et confine à l’ataraxie. In the Mood for Love semble être tout entier construit autour de cette valse parce qu’elle distille le rythme et le tempo que le film fait sien. C’est ainsi que nombre de mouvements de caméra ou encore la vitesse du travelling sont basés sur le rythme de la musique. Le ralenti n’est pas utilisé pour accroître voir amplifier les mouvements des personnages, c’est plus ici pour capter un environnement, une ambiance complète qui reflète le Hong Kong de ces années là.

Chan et Chow se trouvent tous deux désemparés devant l’abandon brutal de leur conjoint. Les acteurs sont criants de vérité, nostalgique à souhait. Une question prend alors le pas sur tout le reste : pourquoi ? Pourquoi leur ont-ils fait ça ?

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C’est comme un jeu de dupe qui s’engage à cet instant, une amitié commence et avec elle une tragédie théâtrale. Durant des séances ils se mettent à jouer les acteurs, ils deviennent le temps d’un éclaircissement un/une autre et tentent de reconstruire par l’imagination les divers stades de la rencontre des époux infidèles. Entre imitation, interprétation d’un rôle et identification, les deux se perdent, d’autant plus que la pièce en plusieurs actes est le seul terrain possible pour que leurs affects se libèrent enfin du joug oppresseur du social d’une part, de leur culpabilité d’autre part. Mais qu’espère-t-il en l’autre sinon l’absent ? Wong Kar Wai dépeint une histoire sublime car inaccomplie, celle d’une douce mélancolie  qui se déploie au grès de la valse principale. En observant bien son œuvre on trouve d’ailleurs un détail somptueux dans sa manière de situer spatialement l’évolution de la relation des protagonistes principaux. Je m’explique en faisant retour à ce dont je parlais un peu plus haut, le fait qu’on ne voit jamais les conjoints « fautifs » : silhouette, puis voix, enfin absence. Le tout est entrelacé avec la confiance grandissante entre Chan et Chow. Et, alors que les conjoints sont désormais totalement absents, Wong Kar Wai multiplie les plans indirects sur les héros, très souvent vu au travers d’un miroir qui reflète leurs images à la caméra. Miroir, reflet, relation, image, le double. Finalement… n’est-ce pas là l’évidente métaphore de ce qu’il se passe ? Ils s’engagent lentement, cela malgré leur résistance, sur le départ d’une liaison qu’on dira pour le coup « en miroir ». Résultante du choc qu’ils ont éprouvé et du désir libéré par la comédie.

Puis c’est la scène finale qui prend le film à contre-pied. Grandiose. Un final d’une finesse rare, d’une nostalgie des plus voluptueuses. Tout simplement : une des fins les plus inoubliables qu’il m’est été donné de voir jusqu’à maintenant. Et la musique originale de Michael Galasso éprend chacune des fibres tendues de notre âme. Mieux vaut ne pas en dire plus à ce propos.

J’en profite pour continuer sur le chemin de la musique. Seules les compositions de Michael Galasso sont originales, in the Mood for Love contient des musiques directement venues de la période ici présentée. Wong Kar Wai avait en effet cinq ans lorsqu’il quitta Shanghai pour émigrer avec sa mère à Hong Kong. C’est tout son univers qui ressurgit donc à travers la caméra. Des airs d’opéra traditionnel pingtan, qui sont tous des enregistrements historiques par des interprètes extrêmement renommés en Chine. On y ajoute de la musique populaire chinoise, un peu de Rebecca Pan et surtout… l’artiste préféré de la mère du réalisateur : le chanteur et pianiste de jazz et de rhythm and blues Nat King Cole de son vrai nom Nathaniel Adams Coles. Il nous gratifie de quelques chansons aux rythmes latins chantées en espagnol, sa fameuse reprise de « Quizàs, Quizàs, Quizàs » entre autre.

Quinze mois de tournage… le temps qu’il aura fallu pour que l’équipe finisse ce bijou. Il faut à ce titre rappeler que Wong Kar Wai n’écrit jamais ses scénarios à l’avance, il improvise au fur et à mesure de la progression du film. Il est en tout cas certain que Wong Kar Wai, Maggie Cheung et Tony Leung peuvent se targuer d’avoir pris part à une œuvre qui leur survivra.

Très bonne édition DVD d’Ocean Films en passant.

Trailer

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